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TEST : THE GREAT ACE ATTORNEY CHRONICLES, audience ratée !

AVERTISSEMENT

Sans vous donner mon avis de suite, je vais être très honnête, j’ai arrêté de jouer au milieu du second chapitre du premier jeu que propose cette compilation de The Great Ace Attorney Chronicles. Cela est sans conteste trop court pour un test, mais je vais vous donner mes raisons à travers cet test. De ce fait, je vais sûrement vous paraître sévère, mais ce test est là pour refléter mon ressenti personnel, au-delà de ses qualités et ses défauts.

CONTEXTE

La licence Ace Attorney est une série de jeux visual-novel, édité et développée par Capcom, qui a débuté en 2001 sur Gameboy Advance. Elle est très connue et populaire au Japon, et possède également des fans hors de l’archipel nippon, tout en restant une franchise de niche.

La série possède des jeux principaux qui mettent en scène Phoenix Wright, un jeune avocat talentueux travaillant pour la défense, dont le but est bien entendu de résoudre des affaires judiciaires, avec l’aide de ses associés Appollo Justice et Athena Cykes.

Les jeux ont donc commencé sur Gameboy Advance avec une trilogie et ont ensuite continué avec des rééditions sur Nintendo DS, 3DS, WII, PC, ainsi que toutes les autres plateformes sans exception, la franchise compte à ce jour six épisodes principaux.

La saga Ace Attorney connaît également un spin-off, Ace Attorney Investigations: Miles Edgeworth, sorti sur Nintendo DS, centré sur le rival de Phoenix Wright, Benjamin Hunter, qui lui travail pour le ministère public, le jeu connaîtra une suite sortie uniquement au Japon.

Il existe également des mangas, des animés et des films d’animation.

Après cette remise en contexte, il est temps d’aborder notre test du jour consacré à The Great Ace Attorney Chronicles, qui est donc une compilation comportant deux autres épisodes dérivés nommés The Great Ace Attorney : Adventure et The Great Ace Attorney 2 : Resolve, qui sont à la base des jeux sortis entre 2014 et 2017, sur 3DS.

HISTOIRE

On peut considérer ces jeux comme des préquels lointains, puisque l’histoire de ces derniers se déroule entre 1868 et 1912. Nous y incarnons Ryūnosuke Naruhodō, qui est l’ancêtre de Phoenix Wright, ce dernier est un étudiant en droit qui sera accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, ce sera donc notre première affaire à résoudre. Nous serons aidés par d’autres personnages tout au long de nos aventures, comme Kazuma Asogi, Susato Mikotoba ou encore Herlock Sholmes (la référence à ce dernier m’a bien fait sourire, et je pense que vous aussi). Enfin sachez que les jeux se déroulent à la fois au Japon, mais aussi en Angleterre.

GAMEPLAY

Le gameplay est l’un des points principaux que cette compilation, ou même ce genre de jeu qui me fait dire que ce n’est pas du tout fait pour moi. Comme je l’ai dis plus haut, les Ace Attorney sont des visuals novels, se qui signifie énormément de lecture, énormément de cinématiques, mais très peu de gameplay pur manette en main, ce qui fait qu’il n’y a presque aucune sensation.

En clair, les phases de gameplay se résument à :

  • L’analyse des scènes de crime
  • Écouter les témoignages
  • Interroger les suspects
  • Exposer les preuves
  • Déceler les contradictions dans les témoignages
  • Corriger les théories erronées de vos alliés
  • Convaincre les jurés

Nous avons droit à cinq essais lors des phases d’interrogatoire, d’exposition de preuves et lorsqu’on met les témoins, les suspects, ainsi que les jurés face à leurs contradictions, si on se trompe au-delà de ce chiffre, c’est le game over.

C’est bien dommage, car il aurait été intéressant de laisser les enquêtes et les audiences se dérouler avec les erreurs commises, pour apporter une influence sur le déroulement et le dénouement des affaires.

Alors là vous allez très certainement me dire; « Non, mais attends ces phases de gameplay on l’air assez variées, et tu nous dis qu’il n’y a presque aucune sensation manette en mains, c’est pas logique »

Je vous réponds donc que dans toutes les phases de gameplay on passe notre temps à appuyer sur croix, soit pour passer les dialogues et cliquer sur des objectifs, rond pour faire la même chose en accéléré, L1 pour faire des objections, R1 pour ouvrir son inventaire, carré pour relire l’historique de conversation et triangle pour présenter les preuves. Sans oublier bien sûr les flèches pour bouger le curseur lorsqu’il apparaît ou changer l’angle de caméra, lorsque l’on doit interagir avec plusieurs personnages en même temps.

Je ne trouve pas cela palpitant du tout, sachant que tout cela se déroule sur des plans fixes et des champs contre champs, les touches d’interaction sont ultra basiques, aucune combinaison particulière n’est demandée, ce qui fait que quelque soient les situation de gameplay, je n’ai ressenti aucune différence et je trouve ça vraiment soporifique, j’avais l’impression de faire du sur place.

Et le pire, c’est qu’on peut carrément appuyer sur le pavé tactile de la manette (je joue sur PS5) pour tout mettre en mode automatique, ce qui fait que vous pouvez donc vous poser et tout simplement regarder ce qui se déroule, comme un film.

La encore vous allez certainement me dire «Oui mais c’est le principe des visuals novels, c’est normal, il fallait t’y attendre».

Et là je vous répond donc qu’il existe pour moi deux styles de visuals novels, les actifs comme les DanganRonpa, les Personna, ou encore la licence Akiba, ou nous avons effectivement beaucoup de phases dialogues textuels qui en plus sont bien doublés au niveau des voix, mais qui sont contrebalancés par beaucoup de séquences de gameplay dynamiques en temps réel.

Et il y a les visuals novels passifs sur des plans fixes, qui consistent simplement à lire et appuyer sur des touches à des moments précis, pour faire avancer l’intrigue et les dialogues en mode spectateur, ces derniers sont en plus presque sans voix (on entend juste certains mots clé), ce qui est un gros manque pour l’ambiance.

Personnellement je préfère largement les visuals novels actifs.

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DUREE DE VIE

Si il y a bien une chose que je ne peux pas retirer à cette compilation de Ace Attorney Chronicles, c’est son contenu très généreux, il y a bien entendu les affaires principales, aux nombre de cinq, et découpées en plusieurs parties, mais aussi huit affaires annexes à découvrir dans l’onglet «Special Contents».

Pour ma part, j’ai joué entre 8 et 10h (un vrai cauchemar d’ennui), mais d’après mes recherches, j’ai lu qu’on pouvait atteindre les 60h de jeu, si on s’investit vraiment. De plus, toujours en vous rendant dans l’onglet précédemment cité, vous avez accès à :

  • La galerie des trophées du jeu
  • Des artwokrs des différents personnages.
  • Des cinématiques provenant de la version japonaise du jeu
  • La bande-son musicale, ainsi que les répliques doublées des personnages
  • La possibilités de changer de tenues pour 3 personnages principaux

Donc autant dire que si vous êtes adeptes de cette licence, il y a vraiment de quoi se faire plaisir.

MOTEUR GRAPHIQUE/PHISIQUE

Le moteur graphique reprend le principe des mangas animés, comme Dragon Ball Z ou Narouto par exemple, l’animation des personnages a de quoi flatter la rétine, que se soit lors des dialogues, des situations loufoques ou des scènes cinématiques.

Ce style graphique rappelle également la licence Professeur Layton, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé au lancement du jeu. Eh bien figurez vous que durant mes recherches, j’ai appris qu’il existe un jeu crossover, Professeur Layton vs. Phoenix Wright: Ace Attorney, développé conjointement par Capcom et Level-5 et sorti en 2012 au Japon et en 2014 en Europe.

En ce qui concerne la physique du jeu, je vous le dis tout de suite, il n’y en a pas du tout, ceci vient encore une fois du fait que c’est un visual novel passif qui n’est pas en temps réel, et se déroulant sur des plans fixes (vous verrez cependant quelques éléments du décor bouger grâce la mise en scène drôle et très théâtrale).

LA DIRECTION ARTISTIQUE

Voilà un point fort du jeu, la direction artistique est très soignée et montre parfaitement bien que nous sommes dans une époque très lointaine, de par les décors, mais aussi via les tenues des personnages, à la fois très old school, mais aussi très extravagantes, certaines sont très drôles et insensées.

L’ECRITURE DES PERSONNAGES

En terme d’écriture, il n’y pas grand chose à dire, cependant chaque personnage à sa propre personnalité, c’est bien entendu surjoué et cliché, mais c’est une composante propre à la licence Ace Attorney.

Voici quelques exemples :

  • Ryūnosuke Naruhodō est introverti, hésitant et craint toujours de commettre des erreurs, il est cependant déterminé à découvrir la vérité.
  • Kazuma Asogi est droit, il a soif de justice et adopte les principes des samouraïs, sa tenue vestimentaire avec son bandeau et son katana parle d’elle même.
  • Herlock Sholmes est comme vous l’avez compris un personnage parodié de Sherlock Holmes, sûr de lui et arrogant, il n’hésite pas à nous induire en erreur et faire de l’humour.

BANDE-SON/DOUBLAGES

Voilà un point qui est une semi-déception à mes yeux, les musiques du jeu sont très entrainantes, on prend plaisir à les écouter, elles sont très variées et elles peuvent instantanément changer selon les situations (les doutes, les difficultés, les révélations, les victoires ou encore les défaites), donc de ce coté là, c’est très bon.

En revanche, le doublage des personnages est très décevant, dans le sens où il y en a très peu en situation de gameplay, on entend des mots comme : (what, objection, yes, no, shut up, entre autres), mais aucune phrase complète, ce qui fait que cela affecte encore une fois l’ambiance du jeu.

Les phrases complètement doublées sont présentes uniquement lors des cinématiques animées, ce qui est dommage, car les autres visuals-novels que je vous ai cité plus haut dans le test ont des doublages bien plus poussés, voire même complets. Notez également que cette compilation est uniquement en anglais (non sous-titré), ce qui n’aide pas forcément non plus.

CONCLUSION

Vous l’aurez donc compris, je n’ai pas été emballé par The Great Ace Attorney Chronicles, ce n’est pas mauvais en soi, c’est simplement que je ne suis pas le cœur de cible pour des jeux de ce type, que je considère comme des visuals novels passifs, où on se retrouve plus dans une position de spectateur plutôt qu’acteur et on ne fait presque rien de mon point de vue. De ce fait je me suis ennuyé, et j’ai donc décidé d’arrêter mon aventure en cours. Je préfère encore une fois les visuals novels actifs, qui certes ont aussi beaucoup de phases lecture, mais qui sont équilibrés par de grandes séquences de gameplay pur, bien punchy, avec de vraies sensations manette en mains. Le gros manque de doublages nuit aussi fortement à l’ambiance et accentue l’ennui. L’aspect second degré m’a cependant bien fait sourire.

LES +

  • Des graphismes animés convaincants
  • Une direction artistique réussie
  • Le contenu très généreux
  • Des musiques très agréables
  • Les situations loufoques et très drôles
  • Des cinématiques qui flattent la rétine

LES –

  • Gameplay pas du tout palpitant
  • Pas de moteur physique
  • Des doublages voix très minimes
  • Uniquement en anglais
  • Pas d’impact scénaristique dû aux erreurs
  • Ne conviendra pas à tout le monde

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Rédigé par Tony scarface

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