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TEST : Samurai Warriors 5, un retour aux sources triomphant ?


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Il aura fallu sept longues années à Koei et à la team Omega Force pour nous livrer Samurai Warriors 5. Sept années durant lesquelles de nombreux spin-off de la franchise ont vu le jour, mais qui sans être mauvais, n’ont pas pour autant révolutionné le genre. Et ce n’est pas Dynasty Warriors 9, avec lequel l’équipe s’est essayée au mode ouvert, qui a su conquérir les joueurs afficionados de Musô. Visiblement conscients que la formule a besoin d’un peu de renouveau, Omega Force et Koei ont décidé d’opter pour un reboot du premier Samurai Warriors, que sera donc ce Samurai Warriors 5. Le titre apporte-t-il une réelle bouffée de fraicheur au genre, et est-il l’épisode de la consécration? Et bien, pour tout vous dire, l’ensemble est mi-figue, mi-raisin. On vous explique tout.

RETOUR AUX SOURCES

Cela ne fait pas moins de 4 ans depuis la dernier spin-off de la franchise Samurai Warriors, à savoir Spirit of Sanada sorti en 2017, que nous n’avions eu droit à un nouvel épisode. Si Dynasty Warriors neuvième du nom avait tenté la formule désormais courante du monde ouvert, ce dernier n’avait pas vraiment fait l’unanimité. Entre une technique loin d’être en raccord avec les standards de l’époque, des temps de chargement imbuvables et un gameplay pas vraiment convainquant, c’est avec amertume et méfiance que l’on lorgnait alors sur l’épisode qui nous intéresse aujourd’hui. Koi et Omega Force ont pourtant pris le temps de réfléchir à ce nouvel épisode, et opèrent donc pour un retour aux sources, puisque cette cinquième itération de la franchise Samurai Warriors n’est autre q’une relecture de l’épisode original sorti en 2004 sur Playstation 2. Recyclage me dit-on à l’oreillette? Et bien à vrai dire, pas vraiment.

Samurai Warriors 5 nous conte ni plus ni moins que l’ascension de Oda Nobunaga, et Mitsuhide Akechi, deux personnages emblématiques de la saga. Nobunaga n’est autre que le premier Samurai qui tentera d’unifier le Japon lors de l’ère Sengoku, au XVe siècle. On suivra donc ces derniers depuis leur jeunesse, ce qui permettra en outre d’étoffer le récit des différents personnages les entourant, que vous serez amenés à débloquer au fil du mode histoire du titre. Soit dit en passant, ne vous attendez pas à un roster des plus fournis, puisque vous n’aurez ici accès qu’à 27 personnages jouables, ce qui est relativement peu au regard des autres titres estampillés “Warriors”. Mais en soi, cela ne pose en réalité aucune gêne puisque chaque personnage disposera de ses attaques et son gameplay propre. Et c’est plutôt ici, une bonne chose, cela permettant quelque peu de varier les plaisirs. Qui plus est l’histoire qui nous est racontée se base en majeure partie sur des faits ayant réellement eu lieu, avec vous vous en doutez, certaines libertés, pour le bien du récit. Cependant on prend un certain plaisir à suivre le périple de Nobunaga et de ses acolytes, le tout oscillant entre phases de dialogues à la mise en scène certes pauvre, et cinématiques plus travaillées. Des libertés ont également été prises pour ce qui est du chara-design, mais dans l’ensemble, ce dernier fait mouche, et reflète bien la personnalité de chacun.

Dans l’ensemble, on peut donc dire que l’atmosphère correspondant au japon féodal dans laquelle on évolue est en soi plutôt réussie, le tout étant aidé par un aspect technique un poil plus travaillé (on en reparlera plus bas). Mais alors pourquoi donc ce Samurai Warriors 5 est-il si contrasté? me direz-vous après avoir consulté ces dernières lignes. Et bien c’est un tout voyez-vous, et c’est comme qui dirait la face cachée de l’iceberg. Le titre d’Omega Force essaie de faire bien, certes, mais pêche encore sur de nombreux points essentiels.

UN GAMEPLAY JOUISSIF, QUI ATTEINT VITE SES LIMITES

Je me dois de commencer cette partie en faisant un affront de taille aux fans de Musõ: je me dois de rappeler ce qu’est justement un Musõ (aussi orthographié Musoû, ou encore Musou, tel que c’est le cas ici dans se SW5). Pour résumer, cela est assez simple en soi: il vous faudra partir seul en vue TPS avec votre personnage, affronter des armées entières de NPC génériques, le tout en essayant de conquérir le territoire adverse, en affrontant quelques boss au détour afin de prendre l’avantage. Certains vous diront que cela est tout de même plus poussé que cela, certes oui, mais pas beaucoup plus. On essayera ici de maximiser son score de combo et d’enchainement d’attaques, aussi bien que d’ennemis occis, afin de prendre son pied et remporter la victoire.

Et cela est sans nul doute assez jouissif en termes de ressenti. Du moins les premiers instants. Car quoi que l’on en dise, pour peu que l’on ne soit pas un afficionado du genre, cela devient très rapidement rébarbatif, à assez court terme. Pour ainsi dire vous l’aurez compris, le Musô est un genre à part entière, et qui même s’il reste de niche, tant de plus en plus à convaincre de plus en plus de novices, notamment en se rattachant depuis un certain nombre d’années à des licences plus connues, telles que One Piece, Zelda, ou encore Dragon Quest. Et j’en passe, car ce n’est pas le sujet ici, fin de la parenthèse.

Une fois votre personnage choisi (et après les avoir débloqués au fur et à mesure du mode histoire bien entendu), vous vous retrouvez donc sur le champ de bataille, bien déterminé à occire tout ce qui osera croiser votre chemin. Pour vous aider en cela, vous disposerez de différentes attaques, à savoir un attaque rapide, une attaque plus forte, ainsi qu’une attaque spéciale, chacune d’entre elles étant rattachées à une touche de votre manette.

Vous aurez également la possibilité de parer, mais entre nous, à part contre certains boss vous donnant un peu de fil à retordre, vous n’aurez guère besoin de cette option. Une roue sera également présente et vous pourrez y rattacher quatre bonus ou mouvement spéciaux que vous aurez au préalablement débloqué à l’aide des points d’expérience acquis durement par la complétion des différentes missions qui vous seront proposées. Enfin, durement, c’est là que se pose le premier écueil de ce Samurai Warriors 5 justement.

Pour tout vous dire, SW5 ne brille clairement pas de par son système d’intelligence artificielle. Entre les ennemis qui se jettent par cohortes entières sans réfléchir sur votre épée et ceux qui attendent patiemment par groupes entiers que vous veniez leur prendre la vie, sans bouger d’un poil, il y a de quoi se poser des questions par moments. Autant dire que leur vie ne tient qu’à un fil, celui de votre épée (“Roulement de tambour, s’il vous plait. Bon, j’avoue, elle était facile”). Même les différents boss sont aussi bêtes que leurs pieds et viendront, à leur guise, décider si vous méritez leur intérêt ou non, en fonction de leur envie du moment.

De la même manière, Samurai Warriors vous permettra de faire appel à n’importe quel moment à votre destrier via la simple pression d’une touche. Un concept qui aurait pu être sympa, si seulement il n’avait pas autant été aussi sous exploité. En effet, si l’idée de pourfendre tout ce qui se trouve autour de vous ou sur votre passage, juché sur votre monture, peut sembler attrayante, ce n’est malheureusement qu’éphémère. Il y a en réalité que trop peu d’endroits dans les différentes maps proposées qui soient réellement adaptés à l’utilisation de votre monture. Et quid des ennemis qui n’essaient même pas de lever le petit doigt pour vous désarçonner? Autant vous dire que l’on laisse malheureusement très vite tomber cette feature aux oubliettes, tant elle est au final peu attrayante. Elle n’en est pas plus aidée hélas par une caméra qui n’en fait qu’à sa tête, sans parler de la touche pour appeler votre monture que vous activerez sans même vous en rendre compte. Des choix dicutables en somme, pour un concept qui aurait mérité d’être plus approfondi.

Si le mode Musou s’apparente au mode “Histoire” du titre, vous pourrez en débloquer un second, après avoir au préalable accompli toutes les missions composant le premier chapitre. Nommé Citadelle, ce mode de jeu ravira certainement de nombreux fans de la série de par son retour, mais consolidera le gameplay de manière certaine pour les nouveaux venus. En outre, si l’on pouvait déjà améliorer nos armes et les capacités de nos personnages via le mode Musou, Citadelle lui nous gratifie de possibilités d’amilioration un tantinet plus poussées. Ainsi, on retrouve pour ainsi dire un menu plus complet, qui augure un gameplay plus attrayant via des ajouts et options qui vous permettront de peaufiner vos atouts, et d’exploiter les gains différents gains récoltés lors de vos précédentes missions. Il vous faudra cependant progresser dans en Musou pour pouvoir débloquer les divers éléments de Citadelle.

En premier lieu, on retrouve donc dans ce second mode notre château, qui vous laissera le loisir d’améliorer vos différents bâtiments grâce aux différents matériaux obtenus lors des différentes missions. En sachant que chaque bâtiment sera doté de son propre niveau, et gagner en niveau lui permettra d’octroyer divers effets. Vous retrouverez également dans ce mode votre Dojo, la Forge, ainsi que les Ecuries et le Magasin, de même qu’en mode Musou. Le principe majeur du mode Citadelle sera ainsi d défendre divers endroits des attaques ennemies avec les personnages que vous aurez débloqués, et récupérer par la même occasion les différents matériaux disséminés sur le champ de bataille. A noter que vous pourrez également augmenter le niveau d’amitié entre certains personnages.

Si ces différents ajouts permettent bel et bien de compléter l’expérience de manière plutôt logique en offrant des aspects gestion et scoring certains, il n’en sera au final qu’un dilemme opposant votre patience et votre attrait personnel pour le jeu. Car en définitive, malgré ces ajouts bienvenus, l’ennui pointera le bout de son nez inévitablement pour bon nombre de joueurs. Par ailleurs, la Salle aux trésors vous permettra de revoir les différentes cinématiques du mode histoire, écouter la BO du titre, ainsi que d’accéder à l’ensemble des biographies des différents personnages. Des options appréciables et qui ajoutent un semblant de contenu supplémentaire, pour peu que vous voudriez revenir sur certains de ces aspects du jeu de manière plus précise.

UNE TECHNIQUE EN DENT DE SCIE

De prime abord, on est agréablement surpris sur la plan graphique avec ce qui nous est proposé. En effet, les différents modèles de personnages ont eu un soin particulier dans leur réalisation, et la direction artistique générale et l’effet cell-shading font mouche. De même, l’interface a été grandement travaillée et nous propose des visuels chatoyants et ergonomiques, bien loin de l’interface pauvre et rédhibitoire de la saga Dynasty Warriors. On sent le soin apporté à cette dernière, et ça fait du bien.

Malheureusement, parce que oui, vous vous en doutez, il y a un hic, c’est que si la direction artistique se veut plus ou moins léchée pour ce qui est des personnages et de l’interface, ainsi que pour certains environnements proposés, la technique elle, est loin de suivre, assurément. On se retorouve donc ainsi avec des textures de piètre qualité, et des modèles 3D assez grossiers, le tout scintillant comme un sapin de Noël épileptique, et une distance d’affichage bien faible et un clipping bien présent, malgré le peu d’éléments de décor à afficher. Techniquement parlant, Samurai Warriors 5 fait bien pâle figure pour un titre de 2021, et c’est bien dommage, car l’on sent tout de même que des efforts ont été tentés pour améliorer l’expérience proposée, mais le cell-shading fait au final office de cache misère, plus que d’effet graphique à proprement parler.

Seul le framerate lui, reste constant, et nous n’avons pas eu à déplorer de quelconques chutes de ce dernier durant notre test. C’est peut-être le prix à payer pour afficher un nombre conséquent d’ennemis à l’écran, mais on est quand même en droit d’attendre mieux au regard de ce qui nous est proposé sur les consoles de nouvelle génération, mais surtout face à des titres bien plus tape à l’oeil et pourtant sortis il y a déjà quelques années de cela, sur consoles PS4 et Xbox One.

Fort heureusement les différents effets visuels liés aux différentes attaques de nos personnages, eux, restent agréables à regarder et participent à la sensation de puissance que l’on éprouve lorsque nous envoyons valdinguer des bataillons entiers d’ennemis de quelques coups d’épée.

Cependant ce sentiment viendra vite être entaché par une IA perfectible, dans le sens ou vos ennemis resteront bien souvent à attendre que vous veniez les occire, et bien peu s’avanceront vers vous, de sorte à ce que vous ne ressentiez bien souvent aucune menace venant de leur part. Même certains boss vous ignoreront quelquefois et préfèreront se concentrer sur vos alliés PNJs. Soit dit en passant vos alliés ne seront pas plus intelligents et resteront très souvent campés à un endroit de la map en attendant que vous fassiez le boulot. C’est fort dommage, ce genre de détails gâche l’immersion et rajoute au sentiment de lassitude que l’on peut éprouver face au jeu. Un sentiment souvent lié à une certaine frustration, due à une caméra tout aussi perfectible, qui n’en bien souvent qu’à sa tête et vous fera perdre le fil de l’action, ainsi que rater de nombreux combos. Un conseil, ne restez pas près des limites du terrain, et des barrières / murs. C’est bien souvent à ces endroits précis ou la caméra décide de vous lâcher.

On ajoutera à cela des environnement vides et inintéressants en mode Citadelle, et des murs invisibles à foison, dans tous les modes confondus. Ce qui contraste fortement avec l’esprit de certaines zones se voulant plus ou moins ouvertes. Là aussi, c’est bien dommage.

Pour ce qui est des cinématiques, peu nombreuses, elles s’avèrent tout de même de qualité, bien que l’essentiel de l’histoire du titre vous sera conté via des plans fixes in-game, ou les personnages bougeront assez peu. Pour la mise en scène c’est donc un raté ici, le titre se contente du strict minimum de ce côté là, et c’est fort dommage au regard de l’histoire qui nous est contée, qui elle s’avère intéressante, et aurait donc mérité mieux. Reste une BO agréable à l’oreille, qui reste plus sur le ton de la musique traditionnelle japonaise, et est bien plus dans le ton que les morceaux plus punchy et saturés de guitare dont nous gratifient habituellement les développeurs. Sans être mémorable, la bande son se laisse écouter et participe à l’immersion.

REVIEW

CONCLUSION

On s’attendait à un réel renouvellement de la licence avec ce Samurai Warriors 5, et pourtant si la formule fait mouche un temps, les défauts inhérents au titre ne tardent pas à pointer le bout de leur nez. L’immersion en prend un sacré coup, d’autant que le principe même du titre pourra très vite s’avérer lassant pour les non initiés. On en retiendra donc un seul mot pour conclure sur ce Samurai Warriors 5: dommage.

Si le titre s’avère plaisant sur certains aspects, on doute ici qu’il arrivera à retenir nombre de joueurs sur la durée. On ressent bel et bien certains efforts fournis par Koei et Omega Force pour tenter de rafraichir une licence qui commence à s’essouffler, mais que ce soit au niveau du gameplay autant que sur le plan technique, on était en droit de s’attendre à mieux. Le titre reste malheureusement bien loin des standards de 2021, mais restera tout de même un bon cru pour ce qui est de vous initier au genre du Musou. Pour les autres il restera un bon défouloir occasionnel, et pour les afficionados du genre, un épisode dans la veine de ce à quoi ils ont l’habitude d’assister, sans réelles nouveautés.

LES +

  • Un gameplay grisant…
  • La modélisation des personnages
  • Chaque personnage à un gameplay propre
  • L’histoire, intéressante
  • Les différentes attaques et effets visuels plaisants
  • L’interface et la direction artistique générale
  • La bande originale de qualité

LES –

  • ….mais qui devient vite lassant
  • Une IA perfectible
  • La caméra, aux fraises
  • Une technique datée
  • Des environnements vides
  • Le destrier, peu optimisé
  • Une mise en scène qui fait le minimum
  • On attendait mieux du mode Citadelle
  • On s’ennuie assez vite

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Rédigé par Aylin

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